Comment se porte l’email marketing ?
Malgré certaines prédictions plutôt pessimistes, l’email marketing n’a jamais été autant en forme et son avenir assuré. Les réseaux sociaux ne le rendent pas caduc, loin de là. Certaines communications auront toujours besoin d’être moins instantanées. Plusieurs études du SNCD montrent que plus de la moitié des consommateurs gardent, souvent ou parfois, des emails dont l’offre leur paraît intéressante. L’intérêt de Google, fin 2010, pour la société Groupon, dont l’activité repose sur des communications exclusivement par e-mails, tend aussi à montrer qu’il a encore de beaux jours devant lui.
Quelles sont ses grandes évolutions ?
Le nombre d’e-mails envoyés continue d’augmenter : 107 milliards dans le monde en 2010, soit une progression de 20% par rapport à 2009. Mais le nombre de spams également, il représente presque 90% du volume.
Les fournisseurs d’accès Internet (FAI) américains basent dorénavant le filtrage anti-spams sur le degré d’engagement (ouvertures, clics) des destinataires vis-à-vis de leurs e-mails. De fait, les annonceurs ne peuvent plus considérer le consentement (opt-in) comme un sésame suffisant pour que leurs e-mails arrivent à destination.
De son côté, le nouveau système de messagerie Facebook met le filtrage anti-spams entre les mains des individus et de leur réseau. Il devient donc crucial aujourd’hui de créer des interactions à forte valeur ajoutée pour retenir l’attention, engager et fidéliser ses clients et prospects, et cela, à 360° sur tous les canaux disponibles (email, SMS, réseaux sociaux, etc.) et en fonction de leurs desiderata pour leur laisser le contrôle. Loin de s’opposer, réseaux sociaux et e-mailing, utilisés conjointement, permettront d’optimiser les résultats. Les routeurs d’emails vont être amenés à naturellement intégrer le community management dans leurs services.
De quelles manières, le SNCD et la Commission Emarketing peuvent-ils accompagner leurs membres ?
La Commission reste vigilante sur toutes ces questions et s’efforce d’accompagner concrètement ses adhérents dans ces changements. Il existe, par exemple, un atelier e-routeur dont la mission consiste à développer des relations entre les routeurs du SNCD et les FAI. Des réunions de rencontre régulières permettent d’améliorer significativement la compréhension respective des contraintes et objectifs de chacun.
Extrait du magazine Marketing Direct N° 146 - Avril 2011